Plus je me plante, plus je pousse!

Ou, Pourquoi être rejeté est une chance

A une époque ou nous dépensons beaucoup trop d’énergie à montrer le meilleur de nos vies sur les réseaux sociaux, subir un rejet n’a pas bonne presse, pour utiliser une expression désuète de ma grand-mère Gilberte.

Le fait est qu’il est douloureux d’être rejeté et qu’on a plutôt tendance à ne pas s’en vanter.

Pourtant, nous l’avons tous vécu !  Que ce soit à l’école quand vous n’êtes pas choisi dans l’équipe de basket, quand l’élu de votre cœur n’éprouve pas les mêmes sentiments, quand cette promotion pour laquelle vous avez postulé vous passe sous le nez ou, qu’en recherche d’emploi vous recevez une énième lettre de refus.

Des médecins ont d’ailleurs constaté en étudiant des IRM que les zones du cerveau activées quand on se sent rejeté et quand on ressent une réelle douleur physique sont les mêmes. Des scientifiques se sont même aperçus que prendre du Tylenol (médicament contre la douleur) diminuait aussi la douleur émotionnelle.

Quand certains d’entre nous vont se sentir motivés par ces épreuves, d’autres vont se sentir démoralisés.

Et si on considérait plutôt cette expérience comme quelque chose de positif ?

1- Le pouvoir du « pourquoi »

Il y a quelques années, j’ai fait une proposition commerciale à un de mes clients,proposition qui été reçue par un  « Non » catégorique, assez vocal et accompagné de : « Jamais ! », « Comment oses-tu me proposer ça », « tu veux que je fasse faillite ? ». Je me souviens de m’être figée, et d’avoir illico presto enchainé sur le sujet suivant en essayant d’oublier l’incident.

Terrorisée, mon erreur a été de prendre ce non, comme un non définitif, et de ne pas creuser davantage, de ne pas oser poser de questions pour comprendre la motivation de ce refus. Cela m’aurait peut-être permis d’obtenir une réponse différente.

 J’ai interprété ce non comme un « Non jamais » alors que mon client pensait peut-être « non pas comme ça » ou « non ce n’est pas le bon moment ».

Pour la petite anecdote, J’ai d’ailleurs refait  la même proposition a ce même client, l’année suivante avec seulement de très légères modifications et elle a été acceptée.

2- Cela permet de progresser

Demander, « pourquoi » permet de créer une connexion avec l’autre, de découvrir comment il nous faut modifier notre proposition pour transformer ce « non »  en « oui ». Bref, cela nous fait progresser.

De même si votre client n’accepte pas votre offre, ou que votre patron n’est pas emballé par votre idée, peut-être faut -il modifier votre approche ?

Il faut voir le rejet comme une étape qui vous rapproche de votre but. Pour mémoire, JK Rowing a reçu 12 refus de maisons d’éditions pour Harry Potter. Walt Disney, lui a été licencié de Kansas City Star en 1919 pour cause de manque d’imagination.

3- Cela ne change en rien votre valeur

Un de mes premiers patrons, le merveilleux David Rushton, m’a dit la chose suivante alors que je postulais pour un poste en interne : le fait que tu décroches ou non ce job ne dépend pas de ce que tu vaux mais plutôt des personnes en compétition avec toi. Quelques que soient tes qualités, il suffit que quelqu’un de plus expérimenté se présente pour que tu ne sois pas choisie, mais cela ne remet pas en cause ta valeur. N’en faites donc pas une affaire personnelle si on vous dit non.

Ne pas obtenir ce que l’on veut peut aussi être bonne chose. Dr Steve Maraboli dit : « Chaque fois que je pensais être rejeté de quelque chose de bon, j’étais en fait redirigé vers quelque chose de meilleur. » Ne pas obtenir ce poste, cette promotion, ou même être quitté par votre mari/femme, c’est avoir la possibilité d’explorer d’autres chemins sur lesquels nous nous serions peut-être pas aventurés autrement. Bref c’est une vraie chance !

4- Cela vous rend plus fort

Plus vous essuyez des refus, plus vous augmentez vos chances de réussite et développez vos compétences.  Certes l’expérience est douloureuse sur le moment, mais elle est temporaire. Vous allez vous en remettre. Cela vous permet aussi de sortir du lot, d’en faire une force face à ceux, nombreux, qui abandonnent au premier obstacle.

J’aime l’idée qu’il faudrait se fixer des objectifs d’échec pour nous permettre d’atteindre pleinement notre potentiel. Si on ne vous refuse rien, c’est que vos objectifs ne sont pas assez ambitieux. Le fait même d’être rejeté est positif car il prouve que nous essayons des choses, que nous prenons des risques. Et puis cela nous permet aussi d’apprécier nos succès d’avantage.

Dans sa conference TEDx « what I learned from 100 days of rejection”, Jia Jang développe l’idée que nous pouvons nous immuniser au fait d’être rejetés, en nous obligeant à en subir l’expérience le plus souvent possible. Au bout d’un moment, vous prenez tellement l’habitude de la sensation que, cela ne vous affecte plus.

5- Gerez vos pensées pour ne plus avoir peur du « Non »

Considérez que vous multipliez vos chances de réussite– Statistiquement, plus vous essayez, plus vous aurez des refus ,mais  plus  vous aurez de succès. N’essayer qu’une fois n’a pas de sens ! Personne n’a 100% de réussite !

Analysez : Quelle  est la raison de ce refus ?  Et surtout soyez objectif. Encore un des enseignements de David Rushton : » Regarde uniquement les faits, en supprimant tes émotions de l’équation ». Dédramatisez et concentrez-vous sur ce que vous devez améliorer.

Agissez : votre proposition de plan d’action a été refusée ? Ne passez pas votre temps à vous lamenter et à ruminer mais remettez-vous au travail pour suggérer autre chose (un peu comme quand on tombe de cheval, il faut se remettre en selle immédiatement)

Et pour vous motiver dans les moments de doute, pensez à toutes les fois où on vous a déjà dit oui !

Comme dirait Thomas Eddison : « Je ne suis pas découragé , car tout nouvel échec constitue un pas de plus vers la victoire. »

Alors quel risque allez-vous prendre aujourd’hui ?

Relecture par Martine Limoges

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